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Actualites > Rencontre de Nicolas SARKOZY avec les médecins libéraux : les obstétriciens laissés pour compte (communiqué de presse)
Le Président de la République, après avoir rencontré une dizaine de représentants des médecins libéraux, a annoncé le 24 mars une nouvelle grande concertation sur la médecine de proximité. Les obstétriciens déplorent de ne pas avoir été conviés à ces discussions.
Est-il normal que les obstétriciens soient les éternels oubliés ?
Confrontés à une insécurité juridique et des assurances en Responsabilité Civile Professionnelle de plus en plus coûteuses (comprises entre 18 000 et 40 000 euros), et qui ne les couvrent pas en cas de sinistre, les obstétriciens abandonnent, les uns après les autres, la prise en charge des accouchements : chaque année, ils sont une centaine à jeter l’éponge. Ainsi la profession est passée de 1 610 praticiens en 2004 à 1 216 en 2008.
Comment assurer la sécurité des accouchements avec des effectifs d’obstétriciens qui se réduisent chaque année ?
La réponse Française à cette question n’est plus optimale comme le montrait un rapport de l’INVS publié en janvier 2010 sur la période 2001-2006, le taux de mortalité maternelle observé en France s’est élevé à 9,6 décès pour 100 000 naissances (deux fois plus qu’en Suède). La moitié de ces décès pourrait être évitée en France car ils sont liés à des «mesures thérapeutiques inappropriées».
Soyons clairs : l’insécurité juridique qui pèse sur les obstétriciens a des conséquences directes sur la qualité de la prise en charge des accouchements. Un seul exemple : pourquoi le taux de césariennes est-il si élevé en France ? Parce qu'après une césarienne, les médecins sont moins souvent attaqués en justice. Pour autant, le nombre d'enfants nés handicapés ne diminue pas.
Le Gouvernement avait demandé du temps et du calme pour régler le problème. La démarche législative s’enlise au Sénat. En grève depuis novembre, mais réquisitionnés, les obstétriciens constatent que leur calme et leur attitude responsable les conduisent aux oubliettes. Aucun obstétricien n'est convié par le Président de la République pour discuter de l’avenir de la médecine libérale.
Le mot d’ordre du SYNGOF de travailler sous réquisition n'ayant plus d'effet, il est suspendu. Le SYNGOF s’organise pour arrêter effectivement la prise en charge des accouchements et déjouer les réquisitions.
Dr Jean Marty - Secrétaire général du SYNGOF
06 09 35 02 77