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Actualites > Colloque sur les dépassements d'honoraires (Communiqué de presse)
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Les soins périnataux se dégradent en périphérie francilienne par défection de praticiens, comme le montre le rapport de la Cour des Comptes publié en mars dernier. C'est l'échec du
"tout hôpital" pour la naissance, plus cher et pas sûr ! Tandis que le progrès chirurgical, qui dépend d'équipements onéreux, n'est pas pris en charge par l'Assurance maladie. Seuls les dépassements d'honoraires permettent de le financer.
Le colloque a montré, par l'étude de la corrélation géographique des dépassements d'honoraires et de la densité des ménages de cadres, que les dépassements d'honoraires étaient un phénomène sociologique : les cadres, caractérisés par leur solvabilité et leur exigence en matière de qualité, trouvent dans le paiement des dépassements d'honoraires une parade personnelle à la dégradation des soins.
C'est le palliatif à l'absence de revalorisation tarifaire des actes pratiqués dans les blocs, comme l'avait dit Xavier Bertrand à l'Assemblée Nationale lors du vote du PLFS 2012. D'ailleurs, le gouvernement a bloqué la publication du rapport IGAS/IGF sur la tarification CCAM qui en aurait fait la démonstration. L'UNCAM n'a pas souhaité participer et s'expliquer.
On comprend le malaise des deux députées présentes : l'UMP n'a pas mis en application la revalorisation des tarifs pour les actes à forte sujétion comme l'avait proposé Nicolas Sarkozy. Quant au
"tout hôpital" prôné par le PS, c’est un échec en périnatalité.
Il est clair qu'aux termes du colloque, les complémentaires doivent solvabiliser la population pour la protéger d'une chirurgie et d'une obstétrique à 2 vitesses ou d'un terrible nivellement par le bas auxquels la lutte contre les dépassements d'honoraires, sans traiter la cause tarifaire, ne peut qu’aboutir.
A ce propos, l'économiste Jacques Bichot a montré qu'une simplification de gestion des caisses économiserait plusieurs milliards nécessaires à la solvabilisation de la population sans recourir à des augmentations de primes. Son argumentaire a été repris le jour même du colloque dans le journal Le Figaro.
Contact presse :
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