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16/11/2012 : Notre position vis-à-vis du mouvement de grève


De nombreux adhérents du SYNGOF souhaitent une clarification de la position qui a été adoptée en Conseil d’administration (CA) téléphonique le 1er novembre 2012 au soir, vis-à-vis du mouvement de grève enclenché par l’UCDF et l’AAL dans le BLOC.
Les objectifs de cette grève clairement définis par Philippe CUQ au grand REX sont de trois ordres :
  • Solidarité entre générations
  • Réévaluation des actes du tarif opposable
  • Liberté du secteur 2
Ces 3 objectifs clairement mis à mal par l’avenant N°8 sont légitimes et le SYNGOF les soutient sans aucune réserve.
Par contre, pour de multiples raisons la grève comme moyen de les obtenir n’a pas paru être le plus efficace surtout dans notre spécialité.
  • En effet il est toujours très difficile pour un obstétricien d’"abandonner" une patiente suivie pendant 9 mois.
  • Par ailleurs les petites maternités ne peuvent pas faire grève sous peine de mourir et les grosses sont immédiatement réquisitionnées. L’impact de la grève est donc nul, et elle ne gêne que les obstétriciens
  • L’expérience des luttes passées du SYNGOF avec une 1ère grève d’envergure en 1994 qui avait à l’époque "pris de vitesse’’ les Pouvoirs publics. Par la suite les gouvernants ont appris à gérer de mieux en mieux ce genre d’événement. Les obstétriciens étaient à Camber Sands, ils se souviennent avoir été nombreux sur le quai de la gare du Nord, un peu moins dans le train, encore moins le 1er soir et encore moins le lendemain et dans le train du retour. Les obstétriciens ont exercé pendant des mois sous réquisition, dans l’indifférence générale, lors des mouvements pour l’assurance professionnelle.
  • Le fait que la grande majorité des maternités privées qui comptent encore n’étaient pas mobilisables.
  • Le risque d’effet contre productif d’une "grève ratée’’ : qui brouille le message pour le public, montrent nos faiblesses aux médias et au gouvernement pour la suite et qui laisse des blessures dans nos rangs rendant encore plus difficile une mobilisation future à un moment plus opportun.
Deux actions possibles ont semblé au CA plus efficaces :
  • Participer aux instances conventionnelles pour pouvoir y défendre notre place spécifique en entrant dans les commissions paritaires régionales (CPR) et nationales (CPL) dont les premières réunions décideront vraisemblablement du mode d’application de l’avenant N°8. Nous devons entrer dans le système comme on entre "en résistance" pour y défendre nos collègues et démontrer si nécessaire sa perversité en s’appuyant sur l’engagement écrit que contient l’avenant 8 : les compléments d’honoraires ne peuvent être diminués que si les tarifs opposables sont dans le même temps augmentés. C’est plus besogneux et moins spectaculaire, mais probablement plus efficace.
  • Etudier plus sérieusement d’autres pistes comme le déconventionnement. Après tout si la convention ne nous convient plus et si rien ne change, ne faut-il pas la quitter pour créer un véritable choc permettant de remettre les choses à plat ?
En conséquence le SYNGOF soutient les objectifs de la grève, mais laisse ses adhérents libres de participer ou non au mouvement de grève.
Dans le cade du BLOC, le SYNGOF a regretté que la décision du mouvement de grève ait été prise sans concertation entre les 3 syndicats constitutifs du BLOC, et sans réunion préalable d’un CA. Le SYNGOF insiste toujours auprès de ses partenaires pour engager un processus aboutissant à la signature de la convention qui nous permettrait de participer aux CPL et CPN dont le rôle va être décisif dans les mois à venir.

François-Xavier BOYER DE LA TOUR
Trésorier du SYNGOF
Serge FAVRIN
Administrateur
 


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