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1ère partie : Diagnostic et thérapeutiques des MST microbiennes |
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Par
P. BERNARD
A.S. CHEVALIER,
V. CHAREYRE
M. SHARAF
A. LASMI
M. AYOUB
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Les salpingites aiguës représentent la forme la plus fréquente de la manifestation infectieuse génitale chez la femme adulte et ladolescente.
En France, on compte 100 000 cas de salpingite dont un tiers chez les adolescentes (1).
Ceci est la conséquence dun retard du diagnostic, dont la responsabilité est imputable le plus souvent dune part à labsence dexamen gynécologique complet, et dautre part au retard des prélèvements pour examen microbiologique.
A lheure actuelle, le diagnostic positif repose en cas de doute, sur lexploitation clioscopique.
Les aspects cliniques

1 - La suspicion du diagnostic sera établie sur lexistence dune triade symptomatique classique comprenant :
- la douleur, souvent dapparition brutale, présentant des exacerbations parfois excruciantes sur un fond continu. Elle est retrouvée dans la région hypogastrique, unilatérale dans 39,6% des cas, elle est bilatérale dans 59,7% des cas et retrouvée dans 99,3% des cas.
Elle siège dans la région hypogastrique, sétendant plus ou moins latéralement, elle peut présenter des irradiations plus ou moins diverses.
- la fièvre oscille entre 38 et 40°. Elle est présente dans 73% des cas.
- à lexamen, la palpation de lhypogastre, des fosses iliaques est douloureuse avec une hyperesthésie unie ou bilatérale des culs-de-sac vaginaux dont limportance empêche habituellement la perception de la tuméfaction annexielle. La présence dune défense hypogastrique est retrouvée dans 26,5% des cas, alors que la douleur au toucher vaginal dans 97% des cas.
2 - Les formes pauci-symptomatiques ou asymptomatiques, qui sont les plus fréquentes et dues à Chlamydia trachomatis (C. trachomatis), sont malheureusement trop souvent diagnostiquées à loccasion de bilans de stérilité, séquelle de ces infections. Cest rappeler lintérêt de leur diagnostic précoce, quelles soient aiguës, subaiguës ou latentes. En effet, il existe des thérapeutiques antibiotiques efficaces. Dautre part, on peut espérer stopper leur transmission par leur dépistage chez les adolescentes, les jeunes femmes en activité sexuelle et leur(s) partenaire(s), ainsi que par des mesures préventives (voir texte en annexe).
Les MST chez la mineure dues essentiellement à C. trachomatis et à Neisseria gonorhoeae (N. gonorhoeae) sont heureusement rares ; elles doivent toujours faire rechercher la possibilité dun abus sexuel. Il convient de signaler à cet égard que les abus sexuels sur les mineurs sont particulièrement fréquents vers lâge de 6-7 ans et vers lâge de 13-14 ans et quils concernent 8 filles pour 10 enfants. Outre leur fréquence réelle considérablement sous évaluée, ils se singularisent beaucoup plus par leurs répercussions psycho-sociales que par les problèmes médicaux quils posent.
Les MST survenant chez les femmes enceintes peuvent être responsables dinfections materno-ftales par voie transplacentaire ou dinfections néonatales lors de laccouchement. La syphilis materno-ftale paraît bien maîtrisée dans les pays où le dépistage systématique lors des examens prénataux est réalisé.
3 - Les examens complémentaires pour le dépistage dune infection génitale, revêtent actuellement une place considérable, en particulier ;
- Les prélèvements microbiologiques :
Les sites de prélèvement seront, dans certains cas, dirigés sur une zone inflammatoire et purulente, et, le plus souvent, il sagit de prélèvements systématiques pratiqués au niveau de la vulve (région vestibulaire), du vagin, des culs-de-sac vaginaux, de lendocol, de lurètre et du canal anal. Il est prudent également de pratiquer des prélèvements bactériologiques de la cavité buccale.
- A lheure actuelle, que ce soit en gynécologie ou en obstétrique, chez ladolescente, la sérologie à Chlamydiae, il faut une positivité des IGM ou un taux dIGG évolutif ; il est donc utile de pratiquer 2 fois lexamen à 6 semaines dintervalle.
Un taux dIGG élevé et stable, en labsence dIGM apporte une forte présomption dinfection à Chlamydia, sans certitude ; en pratique la positivité de la sérologie amène à considérer les Chlamydia comme agents probables. Une sérologie positive, quel que soient le taux et les circonstances cliniques, signe lexistence passée ou présente dune infection viscérale profonde à Chlamydia ; chez la femme stérile, la simple positivité à partir dun taux dIGG à 1/16ème a une valeur à la fois diagnostique et pronostique. Si la sérologie est positive, le taux dIGG va demeurer stable le plus souvent pendant plusieurs années, mais après guérison ce qui na pas de valeur péjorative. La mise en évidence de lantigène se fait soit au niveau du col utérin, plus rarement dans lurètre ou le rectum, par les prélèvements pelviens du Douglas, des adhérences et surtout du frottis de trompe. La meilleure technique est la culture sur lignée cellulaire. La technique la plus commode est la mise en évidence par immuno-fluorescence ou procédé ELISA. Les réactifs actuels assurent à ces tests une fiabilité de 80%, 20% des cas en plus ou en moins par rapport aux cultures. A lheure actuelle, on naccorde plus une valeur aussi grande à la vitesse de sédimentation dont on connaît et lon sait quelle peut rester basse dans environ 24% des cas, de même que lhyperleucocytose, à polynucléaires, est éminemment variable.
On fera en première intention une numération formule sanguine, une vitesse de sédimentation (VS), une C.R.P, une sérologie de C. trachomatis et un dosage des ßHCG. Dans un contexte évident de MST, on propose des sérologies de linfections VIH, de lhépatite B et de la syphilis.
- Léchographie pelvienne est un élément de valeur pour rechercher la présence dune collection péritonéale pour préciser sil existe ou non un hydrosalpinx, mais aussi pour éliminer une pathologie annexielle gravidique (GEU), dystrophique ou tumorale.
- La clioscopie :
Elle sera pratiquée précocement, si possible dans les premières heures qui suivent ladmission de ladolescente avant toute thérapie antibiotique si létat clinique de la patiente le permet. Sinon, il est souhaitable dentreprendre un traitement antibiotique stabilisateur, puis effectuer le contrôle endoscopique. Cet examen apportera un triple intérêt. Diagnostic, il va confirmer linfection génitale, permettant ainsi de corriger une éventuelle erreur de diagnostic. Le diagnostic initiale est erroné une fois sur quatre. Outre la sévérité des lésions, un diagnostic bactériologique essentiellement en ce qui concerne les infections à gonocoque et, surtout, pour les Chlamydia, où les prélèvements des vésicules péritonéales permettront de retrouver le germe car il sagit de véritables réservoirs bactériens. Dans certains cas, on retrouvera laspect macroscopique du pelvis inflammatoire avec surtout une viscosité péritonéale caractéristique et lassociation avec des varicocèles et une inflammation de la base du ligament large.
Le syndrome de Fitz Hugh et Curtis témoigne dune pelvi-péritonite ayant évolué vers la forme diffusante. Pour le pronostic, il est souhaitable détablir, dès la première exploration, le stade exact de linfection dont dépendra, en fait, le pronostic. Nous décrivons 5 stades à gravité croissante.
| STADE I |
- Inflammation tubaire
- Salpingite catarrhale
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| STADE II |
- Adhérences péritubo-ovariennes récentes |
| STADE III |
- Adhérences viscérales et atteinte tubaire dictale |
| STADE IV |
- Présence de collection(s) purulentes |
| STADE V |
- Pelvi-péritonite et syndrome de FITZ HUGH et CURTIS |
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Sur le plan thérapeutique, lexploration clioscopie permet, si elle est exécutée en cours de traitement, de préciser lefficacité de la thérapeutique mise en uvre.
Le prélèvement bactériologique a une importance particulière lors de lexploration clioscopie et il ne faudra surtout pas oublier, en présence dune suppuration pelvienne, de demander la recherche du bacille de Koch, surtout chez ladolescente où la salpingite tuberculeuse est souvent une des formes de la tuberculose secondaire et dont le diagnostic précoce, stade salpingite, évitera lévolution vers la tuberculose péritonéale et ascitique. Le lieu idéal de la recherche bactérienne se fera soit au niveau des vésicules , soit par prélèvement dune adhérence, soit par ponction dun micro-abcès ou dun pyosalpinx.
4 - Sur le plan de lévolution, deux dangers menacent ladolescente (2) ayant présenté une infection génitale :
- la stérilité tubaire,
- les algies pelviennes chroniques.
- La stérilité tubaire :
Elle est directement en rapport avec limportance de latteinte endométriale, salpingienne, et des adhérences pelviennes. Le risque datteinte de la fécondité justifie :
- la nécessité dun diagnostic urgent,
- la mise en uvre rapide dune thérapeutique bien adaptée,
- la nécessité de contrôles ultérieurs.
- Les algies pelviennes chroniques :
Elles sont souvent en rapport direct avec les séquelles persistantes de linfection péri-utéro-annexielle.
20% des adolescentes présenteront des algies pelviennes chroniques en rapport avec des facteurs multiples. La dystrophie ovarienne polykystique est fréquente, avec effet congestif inflammatoire chronique des ovaires et la survenue, au contact de linflammation péritonéale, dune polykystose ovarienne particulièrement douloureuse de traitement difficile. Il convient aussi de reconnaître le rôle des thrombo-phlébites pelviennes très souvent méconnues, des séquelles sur le tissu conjonctif pelvien avec ces deux formes datteinte latérale et postérieure.
- Evolution : suivant la nature de linfection et de la thérapeutique qui lui a été rapidement appliquée, lannexite va, dans les cas favorables, se résorber et aboutir à une guérison.
Mais des complications plus ou moins graves peuvent apparaître et, en particulier, certaines péritonites aiguës de la forme diffusante, réalisant le syndrome de Fitz Hugh et Curtis, que lon voyait beaucoup avec la gonococcie mais existent aussi avec les infections annexielles à Chlamydia trachomatis.
Ces péri-hépatites infectieuses font toujours suite à une pelvi-péritonite aiguë diffusante. Labcédation des annexites, que le traitement ne guérit pas toujours radicalement, a, dans une majorité des cas, un destin moins tragique mais il conduit à la formation dun abcès.
Celui-ci, bien que son refroidissement et son évolution vers un hydrosalpinx ne soient pas impossibles, aura une tendance à constituer un abcès, en particulier du Douglas. La rupture, dans le grand ventre, dun abcès pelvigénital, se manifestent par des signes éclatants de péritonite par perforation ou se réalise, progressivement, de façon torpide.
Les agents microbiens des MST

1 - Le genre Chlamydia comprend deux espèces dont le genre Chlamydia trachomatis est responsable de 40 à 50% des salpingites et 30% de lensemble des MST.
Microbe intracellulaire obligatoire, sa mise en évidence requiert dune part une technique de prélèvement rigoureuse (cellules de lendocol) et dautre part des méthodes spécifiques par limmunofluorescence indirecte (ELISA) qui donne des taux danticorps beaucoup plus précoces et plus élevés que ceux obtenus par la fixation du complément.
Les protéines de surface produites par le germe et présentent sur la membrane cytoplasmique de la cellule hôte entretiennent la stimulation antigénique se traduisant cliniquement par des tableaux frustres mais conduisant à des lésions tubaires muqueuses irréversibles.
2 - Les gonocoques de Neiser, microbes responsables de la blennorragie chez lhomme et de lésions du haut de lappareil génital chez la femme.
Il faut utiliser un écouvillonnage particulier de lendocol indispensable, des milieux de transport adaptés et respecter les délais dacheminement au laboratoire.
Diplocoque intracellulaire gram négatif, il est responsable de 10 à 15% des salpingites, selon les séries.
Les autres germes sexuellement transmis ne donnent pas de salpingite.
3 - Le Treponema pallidium responsable de la syphilis, se manifeste par un chancre génital et des adénopathies inguinales.
Les Garderella vaginalis, très répandus, sont responsables de cervico-vaginites, le bacille de Duvrey, du chanvre mou.
Le traitement des salpingites

PROTOCOLE
Le traitement antibiotique doit obligatoirement comporter une association dantibiotiques actifs sur lensemble des bactéries sexuellement transmises mais aussi sur celles de la surinfection habituelle.
Le choix des antibiotiques est donc basé sur :
- la fréquence des infections à Chlamydia trachomatis et à gonocoques.
- la surinfection habituelle par une flore diverse annonçant des bactéries GRAM positif et négatif souvent secrétaires de bétalactamases et anaérobies.
Lassociation AMOXICILLINE-ACIDE CLAVULANIQUE avec une CYCLINE par voie intraveineuse dans les formes aiguës avec hospitalisation est recommandée.
Les céphalosporines peuvent être associées à lAMOXICILLINE + acide clavulanique, car elles sont actives sur les anaérobies mais pas sur Chlamydia.
Les fluoroquinolones sont efficaces sur Chlamydia et les GRAM et seront associées à lAMOXICOLLINE, acide CLAVULANIQUE.
Exemple :
- AUGMENTIN 2 à 4 grammes par voie intraveineuse.
- OFLOCET 2 perfusions espacées de 12 heures, 200mg par perfusion de 40ml soit 400mg par 24 heures.
Les Tétracyclines ont une couverture théoriquement insuffisante mais les études montrent que leur utilisation en monothérapie est insuffisante.
Exemple :
- AUGMENTIN 2 à 4 grammes par voie intraveineuse par 24 heures.
- VIBRAVEINEUSE 200 mg par voie intraveineuse le 1er jour puis 100 mg par voie intraveineuse le 2ème jour.
Pendant la phase aiguë, le traitement antibiotique par voie intraveineuse est maintenu.
Lorsque lapyrexie, la disparition des signes cliniques de salpingite et la normalisation de la NFS, de la C.R.P sont obtenues, le relais par voie orale :
- AMOXICILLINE ACIDE CLAVULANIQUE 2g/jour.
- VIBRAMYCINE 100mg/jour
ou
- AUGMENTIN 2g/jour
- OFLOCET 1 comprimé à 100mg matin et soir soit 200mg/jour.
Le traitement oral sera maintenu pendant 30 jours pour éviter les récidives en particulier des salpingites à Chlamydia.
Récemment, un traitement en dose unique a été proposé et son efficacité démontrée sur les infections à Chlamydia, mais il faut être certains quil ne sagit pas dune urétrite, dune cervicite ou dune salpingite gonococique.
- 4 gélules en prise unique dAZITHROMYCINE soit 1 gramme (3).
Lorsquil sagit dune infection à Chlamydia bactériologiquement, bien documentée.
Exemple :
- ZITHROMAX MONODOSE 4 gélules en une prise.
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens seront utilisés pour leur action anti-inflammatoire spécifique et comme antalgiques.
- PROFENID 100, un suppositoire matin et soir pendant 10 jours.
ou
- NIFLURIL 250, par voie orale.Une gélule matin, midi et soir pendant 20 jours.
La corticothérapie est peu utilisée mais sera réservée aux formes algiques toujours associée à une antibiothérapie efficace.
Traitement dattaque 1 mg/kg/jour puis 0,5 mg/kg/jour pendant 20 jours.
La contraception stroprogestative orale est recommandée pour éviter les kystes ovariens réactionnels à linflammation pelvienne.
Lexamen et le traitement du partenaire doivent être proposés systématiquement.
Le traitement bi-antibiotique classique ou ZITHROMAX MONODOSE 4 gélules à 250 mg sera indiqué.
Lutilisation des préservatifs masculins ou féminins sera recommandée pendant 3 mois.
En conclusion 
Les séquelles sont toujours présentes lorsquil sagit de formes pauci-symptomatiques ou asymptomatiques tardivement diagnostiquées ou malheureusement lors dun bilan de stérilité ou dalgies pelviennes chroniques (Pelvic inflammatory disease des anglo-saxons).
Lintérêt du diagnostic précoce apparaît dautant plus important que nous disposons dantibiotiques très efficaces.
Dautre part, on peut éviter leur transmission par leur dépistage chez les adolescentes, les femmes jeunes et leur(s) partenaire(s) ainsi que par des mesures préventives, et linformation des patientes.
P.BERNARD, A.S. CHEVALIER, V.CHAREYRE, M.SHARAF, A.LASMI, M.AYOUB *
*Département de gynécologie obstétrique
CHU de Grenoble
BIBLIOGRAPHIE
1 - P. BERNARD et al.
Epidémiologie des infections génitales aiguës.
SYNGOF 1996 ; 30 : 30 - 34
2 - P. BERNARD et al.
Infections génitales chez les adolescentes.
ENTRET. BICHAT. CHIR. SPE. 1989 : Expans. Scientif.
Franç- Paris.
3 - M.MICOUD et L.F. PEPIN
Azithromycine et infections de la sphère génitale. Path.Biol. 1995, 43,6 : 542 - 6
Cette étude comporte trois parties :
2ème partie : Diagnostic et thérapeutique des MST parasitaires
3ème partie : Diagnostic et thérapeutique de MST virales
Annexe 1
Infection à chlamydiae
(cervicite et urétrite non gonococciques)
Education sanitaire des patients
Ce bulletin a été rédigé pour vous aider à comprendre les infections à Chlamydiae.
Si vous avez des questions à poser, soyez certains que vous pouvez interroger votre médecin ou tout autre professionnel appartenant à ce service, responsable de vos soins.
Quelles sont les infections à chamydiae ?
Les infections à chlamydiae sont les plus fréquentes des maladies sexuellement transmissibles, causées par cette bactérie.
A cela sajoutent certaines autres affections bactériennes, créant des problèmes identiques.
Chez les femmes, laffection se présente généralement comme une atteinte infectieuse du col de lutérus, localisée à lorifice externe du col de lutérus.
Chez lhomme, il sagit généralement dune infection de lurètre. Lurètre est un canal à lintérieur du pénis, qui transporte lurine de la vessie à lextérieur du corps.
Les signes
Après avoir eu un rapport sexuel, avec quelquun qui a été infecté, vous allez présenter des signes dans les 7 à 35 jours qui suivent.
Les signes des infections à chlamydiae ressemblent souvent aux signes de la gonococcie (chaude-pisse ou blennorragies).
Il est possible davoir deux maladies sexuellement transmissibles simultanément.
Les signes des infections à chlamydiae diffèrent chez lhomme et chez la femme, et peuvent se résumer de la façon suivante : (tableau ci-dessous)
Informations complémentaires :
Les infections à chlamydiae guérissent avec un traitement. Cependant, si les signes mentionnés ci-dessus ne sont pas traités chez lhomme, une stérilité (incapacité de rendre la femme enceinte) peut en résulter. Si les signes mentionnés ci-dessus ne sont pas traités chez la femme, linfection peut se développer et sétendre à lutérus, aux trompes utérines, et aux ovaires. Ceci peut provoquer une maladie inflammatoire pelvienne (MID), une grossesse extra-utérine, et/ou une atteinte de la fertilité.
Diagnostic
Pour lhomme, le diagnostic peut être fait en effectuant des prélèvements des écoulements au niveau du pénis, et de lurètre qui feront lobjet dun examen microscopique.
Pour la femme, un prélèvement au niveau du col peut être pratiqué pour un examen bactériologique.
Pour lhomme et la femme, un prélèvement durine peut être effectué (premier jet), et examiné au microscope pour rechercher des signes dinfection.
Traitement
Cette infection est traitée avec des antibiotiques. Il est très important de prendre le traitement aussi longtemps quil a été prescrit sur votre dordonnance.
Si vous arrêtez de prendre les antibiotiques, quand vous vous sentez mieux, au lieu de finir votre traitement pendant tout le temps prescrit, linfection peut revenir, cest à dire récidiver.
Aussi, les médicaments dantibiotiques doivent être pris avec beaucoup de liquide, mais ne doivent pas être pris avec du lait, ou des produits laitiers.
Remarque :
Il est important que votre partenaire sexuel soit traité pour linfection à Chlamydiae même sil na aucun symptôme. Si votre partenaire nest pas traité, lui ou elle peut vous réinfecter même si vous avez été guéri
Il est mieux déviter les rapports sexuels jusquà ce que vous et votre partenaire ayez terminé votre traitement.
Suivi
Après que vous ayez terminé le traitement prescrit, il est important de vous faire examiner à nouveau par votre médecin.
Des prélèvements seront effectués à nouveau pour déterminer si votre infection a été supprimée.
Si vous avez les signes suivants, après que vous ayez terminé votre traitement, il est IMPORTANT que vous contactiez votre médecin ou le service IMMEDIATEMENT :
- fièvre
- douleurs dans le bas ventre
- douleurs dans la partie droite et haute de labdomen
- persistance de pertes du pénis et au niveau du vagin
- des douleurs au moment des mictions
Ces signes peuvent être provoqués parce que vous navez pas été traité de façon adéquate ou parce que vous avez une nouvelle infection.
Souvenez-vous les préservatifs peuvent aider à vous protéger contre la propagation des infections provenant dautres partenaires sexuels.
Vous pouvez utiliser soit des préservatifs masculins, soit des préservatifs féminins (the Female condom) www.femalehealth.com
Grossesse et infection à chamydiae
Si vous êtes enceinte et que vous pensez avoir une infection à Chlamydiae, ou si vous avez linfection et que vous pensez être enceinte, il faut consulter votre médecin. Il vous informera de la nécessité dêtre car il y a un grand risque dinfection pour votre nouveau-né au moment de laccouchement.
Centre de planification et de lutte contre les maladies sexuellement transmissibles.
| Les signes chez lhomme |
Les signes chez la femmes |
| Il est possible quil ny ait aucun symptôme |
Il est possible quil ny ait aucun symptôme |
| Des écoulements au niveau du pénis |
Des pertes vaginales |
| Des douleurs au moment de la miction |
Des douleurs abdominales (leucorrhées ou leucopyorrhées) |
| n |
Des douleurs à type de brulûres au moment de la miction |
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