I.
Introduction
La mise en uvre de moyens diagnostiques et thérapeutiques pluridisciplinaires a introduit un nouveau concept thérapeutique chirurgical : la recherche du premier ganglion en relation avec la tumeur maligne du sein dénommé ganglion sentinelle (GS).
En présence dune tumeur mammaire de stade T1, le pourcentage des ganglions axillaires envahis est de 23%, ce qui signifie que 77% des curages axillaires sont inutiles.
En limitant le prélèvement à quelques ganglions axillaires ou mammaires internes, on réduit la morbidité à court et long terme des curages axillaires.
Notre expérience de cette technique a commencé en mars 2000 (1) et notre matériel détude comprend les 110 dossiers rapportés dans la thèse de Pierre Yves Brard (2).
II. Le concept de
ganglion sentinelle (GS)
La recherche du ganglion sentinelle (GS) a pu être réalisée
grâce à lutilisation dun colorant dune
part, et dun radioélément dautre part.
Le colorant est le bleu patenté (laboratoires Guerbet). Injecté
dans la région péri-aréolaire, il colore en
bleu le premier ganglion correspondant au territoire après
un délai de 10 mn. Il sagit donc dune méthode
visuelle. Cette méthode colorimétrique peut être
associée à lutilisation dun radioélément
: les sulfocolloïdes modifiés marqués au Technetium
99 : 99mTC
Les premières utilisations en thérapeutique chirurgicale
du marquage ganglionnaire ont été réalisées
dès 1985 par Morton D. (3) dans le traitement des mélanomes
malins avec une détection de 82% et 2% de faux négatifs.
Les investigations préalables ou bilan préthérapeutique.
Lexamen clinique, très minutieux comprend : la mensuration
de la tumeur inférieure à 30 mm, la recherche dune
adénopathie axillaire ; seules les patientes No : (absence
dadénopathie axillaire suspecte) seront incluses dans
le protocole GS.
Au terme de lexamen clinique, un diagramme rapportant lensemble
des constatations cliniques et la chronologie des investigations
complémentaires sera rempli et validé par le chirurgien.
Le bilan sénologique habituel est complété
par une microbiopsie de la tumeur. Lexamen histologique préalable
confirme la malignité et le titre des récepteurs hormonaux.
Cette confirmation histologique est indispensable avant linjection
du radioélément : le technetium 99 et la réalisation
de la lymphoscintigraphie. La mensuration mammographique ou échographique
de la tumeur est préférée à celle de
lexamen clinique.
La lymphoscintigraphie est réalisée la veille de lintervention
ou le matin si lintervention a lieu laprès-midi.
Le produit radioactif traceur : le sulfure de Rhenium filtré
et marqué au technetium 99 m (TC 99 m), sous forme de colloïde
sulfuré est injecté en deux points à la périphérie
de la tumeur et pour les tumeurs superficielles en regard de la
tumeur.
La lymphoscintigraphie permet de connaître le nombre et la
localisation du ou des GS.
Le repérage préalable apporte au chirurgien une aide
pour le choix de son incision axillaire.
Dans notre expérience, la lymphoscintigraphie identifie le
GS dans 90% des cas. Le rôle de médecin anatomopathologiste
est majeur pour la recherche des micro métastases au sein
du GS.
Les échecs de la lymphoscintigraphie sont en relation avec
un envahissement massif des ganglions axillaires (5 cas sur 9 dans
notre série) ou à une involution des voies lymphatiques,
liée à lâge de la patiente.
Tous les auteurs ne sont pas encore convaincus de lintérêt
de la lymphoscintigraphie ; leur principal argument est en fait
représenté par le coût de cet examen dans le
bilan préthérapeutique. Ce coût supplémentaire
devrait être pris en charge au même titre que la mammographie
ou la microbiopsie de la tumeur pour toutes les patientes présentant
un cancer du sein de taille inférieure à 30 mm.
A lévidence, cet examen représente pour le chirurgien
des informations préalables qui faciliteront son geste :
positivité du marquage radioactif
le nombre des ganglions à prélever
la localisation du GS avec un repérage transcutané
pour le choix de lincision.
III. La technique
opératoire
La malade est anesthésiée et intubée, installée
en position opératoire, une injection de bleu (1 cc) est
effectuée en périaréolaire dans la zone correspondant
au quadrant de la localisation tumorale.
La tumeur est prélevée 10 mn après linjection
du colorant et confiée au médecin anatomopathologiste
pour une étude histo-pathologique extemporanée, tous
les prélèvements pour la recherche : récepteurs
hormonaux, étude de lADN, ploïdie, Ki 67 sont
effectués selon les protocoles de recherche en cours.
A - Pour les tumeurs des quadrants
externes et du prolongement axillaire :
Le chirurgien repère
le GS en transcutané, dans la région axillaire et/ou
au niveau de la chaîne mammaire interne, grâce à
la sonde de détection habillée dune protection
stérile (Europrobe® eurorad). Le point chaud
localise le ganglion sentinelle qui a fixé le colloïde
marqué. Lincision cutanée axillaire nest
faite quaprès avoir repéré à la
peau le GS marqué par lisotope.
Pour les tumeurs en bordure de la glande, la dissection doit débuter
5 à 10 mn après linjection du bleu patenté.
Une incision cutanée est pratiquée verticalement en
arrière du rebord inférieur du muscle grand pectoral
sur 3 à 4 cm au niveau de la base de la pyramide axillaire.
Dès que le tissu adipeux apparaît, on recherche le
lymphatique coloré par le bleu. Sans le sectionner, on le
suit en le disséquant, jusquau ganglion sentinelle
(GS Ax) afférent. Ce ganglion est coloré en bleu,
soit totalement, soit partiellement au niveau du sinus afférent
(GS C+). Durant son exérèse, la sonde contrôle
in vivo quil sagit bien du ganglion repéré
en transcutané (GS Tc+).
Il sagit du GS qui a la plus forte activité isotopique.
Ce ganglion (GS C+ et Tc+) est prélevé, et un nouveau
contrôle du ganglion prélevé est effectué
avec la sonde. Le ou les ganglions sont adressés séparément
pour lexamen anatomopathologique pour une étude en
immuno-histo-chimie. La localisation du ou des ganglions est précisée
par le compte rendu opératoire : niveau de Berg, groupe anatomique
du ou des ganglions axillaires, espace intercostal pour les ganglions
mammaires internes.
La sonde explore ensuite lensemble de laisselle ouverte,
et le ganglion de Rotter. Si un deuxième ganglion Tc+ est
repéré, il est prélevé en précisant
sa localisation axillaire. Il est considéré comme
GS Tc+, GS C- sil nest pas coloré.
B Pour les tumeurs internes
et centrales :
La détection du GS
CMI se fait par voie transcutanée en explorant avec la sonde
les 3ème, 2ème et 1er espaces intercostaux (4).
Le point chaud CMI est repéré.
La tumeur est réséquée par lincision
de tumorectomie.
On décolle prudemment la glande du muscle pectoral. Cette
manuvre permet de repérer facilement le lymphatique
marqué par le colorant, qui est suivi jusquà
lespace intercostal où siège le GS CMI.
Le muscle grand pectoral est incisé selon la direction de
ses fibres sur 2 à 3 cm en partant du bord du sternum, au
niveau de lespace repéré, puis les muscles intercostaux
sont incisés jusquau fascia endo-thoracique. Les vaisseaux
perforants sont coagulés à la pince bipolaire.
Le fascia endo-thoracique est ouvert en partant du bord sternal
sur 2 cm. Les vaisseaux mammaires internes sont repérés.
Avec la sonde, on recherche in vivo le GS Tc+. Le GS CMI c+ est
facilement détectable grâce à la coloration.
On contrôle après le prélèvement quil
sagit bien du GS CMI c+ et Tc+ (1 à 3 ganglions sont
prélevés). Un nouveau contrôle in vivo est réalisé
avec la sonde.
Les vaisseaux mammaires sont soit protégés, soit le
plus souvent coagulés à la pince bipolaire. Puis selon
la même technique opératoire, les espaces intercostaux
sus-jacents sont contrôlés.
Si, au cours de la dissection, la plèvre pariétale
est ouverte, ou a du être réséquée en
regard du ganglion CMI métastatique adhérent, le médecin
anesthésiste ventile la patiente en pression respiratoire
positive, une mèche de Surgicel est laissée
en place, et le muscle grand pectoral est refermé sans drainage.
La recherche du GS axillaire précède toujours la recherche
du GS CMI.
Lavantage de la technique de repérage isotopique per-opératoire
par rapport à un marquage utilisant le bleu uniquement, repose
sur les arguments suivants :
La localisation précise sur la surface cutanée
de la position des ganglions sous-jacents grâce à la
lymphoscintigraphie ;
La localisation précise du ganglion par le chirurgien
grâce à une sonde dont la collimation permet un repérage
au millimètre près ;
La vérification per-opératoire que ce ganglion
a été retiré par la disparition de toute radioactivité.
C - Période dévaluation
:
Pendant la période
dévaluation, un curage axillaire complet, classique
sera effectué.
D Consentement éclairé
:
Un consentement éclairé
sera signé par la patiente, linformation de la période
dévaluation, pour lexécution de la recherche
du ou des ganglions sentinelles lors de son curage axillaire. Ce
consentement éclairé est indispensable en raison de
lutilisation du radioélément sulfure de Rhénium
filtré marqué au technétium 99m (Tc 99m).
Pendant la période dévaluation, un consentement
éclairé intitulé recherche du ou des ganglions
sentinelle, se présente ainsi :
Madame,
Il vous est proposé de repérer le premier relais ganglionnaire
du cancer du sein opéré, appelé ganglion
sentinelle par méthode isotopique (sulfure de colloïde
de technétium 99m). Cette dose disotope est extrêmement
faible, et correspond à 1 millicurie. Lexamen histologique
du ou des ganglions sentinelles prélevés sera effectué
au laboratoire danatomie pathologique ainsi que lexamen
de lensemble du curage axillaire du premier et du deuxième
étage de Berg. Le résultat de létude
histologique du curage axillaire sera connu dans un délai
de quelques jours.
La seule particularité de ce protocole est détudier
individuellement le ou les ganglions sentinelles quils soient
localisés au niveau du creux axillaire ou au niveau de la
chaîne mammaire interne. Le traitement chirurgical est donc
appliqué selon le protocole classique du traitement conservateur
des cancers du sein.
Je reconnais que la nature de lintervention ainsi que ses
risques et ses avantages mont été expliqués
en termes que jai compris, et quil a été
répondu de façon satisfaisante à toutes les
questions que jai posées.
Après la période dévaluation, un consentement
éclairé intitulé recherche du ou des ganglions
sentinelle, se présente ainsi :
Madame,
Il vous est proposé de repérer le premier relais ganglionnaire
du cancer du sein opéré, appelé ganglion
sentinelle par méthode isotopique (sulfure de colloïde
de technétium 99m).
Lexamen histologique du ou des ganglions sentinelles prélevés
sera effectué au laboratoire danatomie pathologique
et le résultat connu après un délai de quelques
jours.
En cas de positivité, jaccepte de subir une nouvelle
intervention qui consistera en un curage axillaire classique complémentaire.
La probabilité de ne pas subir le curage axillaire étant
de lordre de 80%, je préfère que lexamen
histologique du ganglion sentinelle soit effectué au laboratoire
danatomie pathologique dans des conditions danalyse
avec un faible risque de faux négatif (de lordre de
4%).
Je reconnais avoir reçu des réponses claires, dans
un langage que jai compris, à toutes les questions
que jai posées.
Signature de la patiente.
IV. Les résultats
actuels de la technique G.S.
Les données de la littérature apparaissent sur les
3 tableaux suivants n° 3, 4 et 5.
Ces trois tableaux démontrent la nécessité
dutiliser la méthode colorimétrique associée
à la détection isotopique (tableau n°5).
Pour être acceptable, le taux de faux négatifs doit
être inférieur à 2%.
Sur le plan local, la collaboration entre les chirurgiens et les
médecins nucléaires, laide financière
de la Ligue Nationale contre le Cancer ont permis la détection
du ganglion sentinelle dès mars 2000.
108 patientes ont bénéficié de la technique
de mars 2000 à février 2002.
Deux patientes présentaient des tumeurs bilatérales
portant à 110 le nombre des explorations.
Lâge moyen des patientes était de 57,6 ans.
La majorité des tumeurs était pT1b et pT1c (tableau
n°6).
Les résultats de notre série de patientes apparaissent
sur le tableau n°7, le taux de faux négatif est de 1,8%,
ce taux faible nous autorise donc à poursuivre notre protocole
jusquà la mise en place du protocole de recherche GF-GS-OI.
Nous présentons le schéma de lessai randomisé
GF-GSOI sur le tableau n°7.
V. Discussion
Léquipe de R.L. Camp (5) a étudié récemment
le suivi dune série de femmes atteintes de cancer du
sein avec ganglions négatifs en fonction du nombre de ganglions
prélevés lors du curage. Ils ont voulu savoir si ce
paramètre, rapidement réalisable, mais en général
négligé, avait une valeur prédictive sur la
survie.
Il sagit dune cohorte de 290 femmes ayant subi une intervention
chirurgicale pour cancer invasif du sein au Yale New Haven Hospital
de juillet 1983 à juillet 1993 avec un suivi jusquà
septembre 1998.
Toutes les patientes ont eu un curage ganglionnaire axillaire,
sans que lon puisse mettre en évidence de métastases
au niveau de ces ganglions ;
Toutes les tumeurs étaient localisées au sein
(T1, T2a, T2b) ;
79% des patientes ont eu une mastectomie totale et 21% une
mastectomie partielle ;
Lâge du diagnostic était de 26 à
88 ans avec une médiane à 60 ans.
Ces patientes ont été suivies ensuite avec une médiane
de suivi de 103 mois (8 ans 1/2). La survie globale est de 86,3%
avec une survie à 5 ans de 93,6%, ce qui est en accord avec
les statistiques de survie publiées.
Les patientes ont été divisées en quatre groupes
selon le nombre de ganglions retrouvés au curage : moins
de 11 ganglions, 15 ganglions, 20 ganglions et plus de 20.
Parce quil ny avait pas de différence statistique
significative sur la survie, les trois premiers groupes ont été
regroupés ensemble et les auteurs ont donc étudié
deux sous groupes de femmes : celles ayant moins de 20 ganglions
négatifs au curage et celles ayant plus de 20 ganglions négatifs.
La survie à 5 ans chez les patientes ayant plus de 20 ganglions
négatifs est de 84,7%, alors que celles qui avaient moins
de 20 ganglions négatifs ont une survie à 5 ans de
96,3% (p=0,0007).
La signification statistique a été déterminée
par le Mantel Cox Iog rank test.
Par ailleurs, la taille de la dissection, le moment où a
été effectuée lintervention, le chirurgien
effectuant lintervention, ou lexistence dune biopsie
antérieure nont pas eu dinfluence sur le nombre
de ganglions. Des dix critères histologiques habituellement
étudiés pour déterminer lagressivité
dune tumeur, seule la nécrose tumorale est associée
au nombre de ganglions. Comparées aux patientes qui ont un
nombre de ganglions inférieur à 20, les femmes qui
ont 20 ganglions totaux ou plus, ont un risque relatif de mourir
dun cancer du sein métastatique de 4,33 (TC 95%, 1,71-11,0)
durant les cinq premières années et de 2,24 (TC95%,
1,05-4,78) le temps de létude (p<0,01 et 0,04 respectivement).
Les analyses multivariées confirment que le nombre de ganglions
a une valeur pronostique significative à 5 ans et au terme
de létude, le nombre de ganglions est le seul facteur
prédictif dans les analyses à 5 ans et la taille de
la tumeur le seul facteur significatif à long terme.
Lassociation entre la nécrose dune tumeur invasive
et le nombre élevé de ganglions négatifs suggère
que la nécrose est un facteur stimulant lhyperplasie
des ganglions.
Mais malgré cette association entre le nombre de ganglions
et la nécrose, lanalyse multivariée montre que
le nombre de ganglions est une valeur pronostique indépendante
et ce fait suggère quil y ait dautres facteurs
provoquant lhyperplasie nodulaire en plus de la nécrose.
Les auteurs pensent que lhyperplasie des ganglions pourrait
provenir de la production de cytokines comme le tumor necrosis factor
(TNF) et linterleukine-1 (IL-1) libérées lors
de lingestion du matériel nécrotique par les
macrophages. Par ailleurs des facteurs lymphangiogéniques
pourraient jouer un rôle dans la croissance et le développement
des canaux lymphatiques conduisant à lhyperplasie ganglionnaire.
Sur le plan histologique, la recherche des micrométastases
par méthode immunohistochimique représente un progrès
important sur le plan de la connaissance des cancers du sein, mais
nous ignorons actuellement si les micrométastases ont une
valeur pronostique particulière et si, en conséquence,
il est nécessaire de prévoir un traitement néoadjuvan
particulier différent de la chimiothérapie classique
prévue en présence de macrométastases ganglionnaires.
Les prochains essais et en particulier GF GS OI, devraient répondre
à cette question.
Le rôle de lanatomopathologiste est décisif dans
la gestion du GS. Lexamen macroscopique extemporané
du GS par lanatomopathologiste confirme une fois de plus limpérative
nécessité dintégrer un laboratoire dans
le bloc opératoire autorisant sur place :
Lexamen histologique extemporané de la tumeur
et des marges de section
Lexamen macroscopique et la préparation du GS
pour une étude histologique différée
Un examen histologique extemporané du ganglion sentinelle
sil paraît macros-copi-quement suspect denvahissement.
Beaucoup de questions restent à résoudre, elles ne
trouveront de réponses que par une approche multidisciplinaire
avec la participation effective des cinq acteurs suivants : chirurgie
gynécologique, anatomopathologiste, oncologue médical,
radiothérapeute, médecin nucléaire.
VI. En conclusion
La technique du ganglion sentinelle est actuellement en passe de
devenir le gold standard de la chirurgie lymphatique
face au cancer du sein et pourtant elle est encore en cours dévaluation.
Il est de nombreuses techniques chirurgicales qui ont été
abandonnées au cours des ces dernières années,
il nen sera pas de même pour la technique GS qui devrait
se pérenniser car elle représente un pas de
plus vers la chirurgie conservatrice face au cancer du sein.
AD AUGUSTA PER ANGUSTA
Vers de glorieuses espérances mais pas des voies étroites
Hernani V. Hugo.
P.S. : Les tableaux indiqués dans le texte ont été publiés dans le numéro 51 de la revue SYNGOF. Vous pouvez demander le texte complet au secrétariat à l'adresse email : syngof@syngof.fr
VII. Bibliographie
- M. BOLLA, Y. BRARD, P. BERNARD, R. PAYAN et J. P. VUILLIEZ : Ganglion axillaire sentinelle et cancer du sein localisé : approches pratiques. Med. Nucl. 2001,25,11 : 647-50.
- P. Y. BRARD : Identification du ganglion sentinelle axillaire par méthode isotopique pour les cancers du sein localisés T1 et T2 < à 30mm : résultats préliminaires à propos de 110 cas.
Thèse med. Grenoble 2002.
- MORTON D. et al : Management of early stage melanoma by intraoperative lymphatic mapping and selective lymphadenectomy : an alternative to routine elective lymphadenectomy or watch and wait Surg. Oncol. Cli. N. Am. 1992, 1 : 247-59.
- BOBIN J. Y., SPIROTO C., ZINZINDAOUE C. Le marquage lymphatique et la biopsie du ganglion sentinelle axillaire dans 243 cancers invasifs du sein sans ganglion palpable. Ann. Chir. 2000, 125 :861-70.
- CAMP RL et al : A high number of tumor free axillary lymph nodes from patients with lymph nodes negative breast carcinoma is associated with a poor outcome. Cancer 2000, 88 : 108-13.